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mercredi 8 avril 2015

Le vilain petit canard -- Revue

Cher-es ami-es, lectrices, lecteurs, abonné-es présents ou futurs,

Oui, vous ne rêvez pas, vous avez devant les yeux la lumineuse couverture (dessinée par Catell Ronca) du numéro 4 du canard.
Numéro 4 qui vient juste de sortir, que Michel de l'imprimerie Ravin Bleu va nous livrer pas plus tard que demain et que nous confierons à la diligence de la poste mardi 7.

Les rares personnes qui l'ont lu disent que c'est notre meilleur, et c'est heureux que ce ne soit pas le pire : il fait quand même 64 pages (et coûte 6 €) !
Dont un conte de Muriel Bloch illustré par Mireille Vautier, des bandes dessinées dans lesquels des résistants ont rendez-vous avec l'Histoire, des chiens organisent des élections et des moines font vœu de silence. Ainsi qu'un long dossier (?!...Après Charlie) qui revient sur les questions de liberté d'expression, d'égalité, de religion, d'humour, de blasphème, de démocratie, d'islamophobie et d'antisémitisme. Dossier dont on espère qu'il sera utile et "distreizant", discuté dans les collèges, les lycées, les familles, les médiathèques, partout.
Au sommaire il y a encore : un proverbe chinois en forme de petit pantin à monter soi-même par la graveuse Marine Rivoal, le chaotique Typhon qui menace l'ordre établi chez les Grecs, un article sur la libération de Kobané par Anouk Colombani, trois dessins dont deux cartes postales par le fabuleux Stril, une lettre pas piquée des vers de l'inspecteur Berlut à son chef par l'enquêtrice Anne-Laure Marie, et le beau poème de Carl Norac illustré par Géraldine Alibeu, non pas sur une, mais deux pages, oui Monsieur, oui Madame !

Si vous n'êtes pas encore abonné-e, je crois qu'il ne vous reste plus qu'une chose à faire : le faire en ligne ou envoyer un petit (18€) chèque au Vilain petit canard, 27 rue saint Ambroise, 75011 Paris. C'est quand même un an de bonheur pour l'équivalent de deux paquets de cigarettes ou d'une barbe à papa miniature à Disneyland, et c'est 600 fois moins cher qu'un abonnement à des journaux 700 fois moins bien.
On dit ça, on dit rien, comme les moines (voir page 38 du canard).
Mais si, si, disons-le : on rêve que vous vous abonniez, que vous abonniez vos proches ! Parce que pour l'instant, d'ailleurs c'est écrit dans la rubrique philosophique page 31, la situation (financière) est mauvaise. Très mauvaise. Voir ci-dessous !

En espérant pour vous des bonnes choses par milliers, et pour nous de nouveaux abonnements par centaines (dans un premier temps), on vous envoie des besitos inquantifiables, inqualifiables et démesurés.

A bientôt !
Le Vilain petit canard

vendredi 3 avril 2015

Papiers peints du Monde Flottant

Février 2015

Des amis m'ont offert, en période de Noël, deux blocs de papiers. L'un est de format A3, c'est du Bristol ; l'autre est du papier plus texturé, d'un format légèrement plus petit. Les deux sont blancs, massicotés, angles droits impeccables, reliés à la colle.

Je les range à l'atelier, parmi mes supports de récupération, à la géométrie plus flottante, aux surfaces accidentées. Ces supports-là sont aussi en attente. Un faisceau de circonstances favorables que seule l'intuition appréhende me font choisir tel ou tel support/objet qui me semble alors tout à fait nécessaire : la réflexion est minimale, fugace, les gestes sûrs, l'examen sensible.


Assis à quelques 50 ou 100 centimètres d'un petit plateau de théâtre éphémère – une caisse retournée sur une chaise d'école – , j'y pose mes objets sortis des caisses « cailloux, plantes, crapauds, grenouilles, os... », règle la lumière : tout va de soi, impeccablement. Le hasard propose un jeux collaboratif.
Feutres à encre de Chine ou pinceaux, je dessine sans pause, jusqu'à ce qu'un sentiment d'épuisement et de satiété s'installe.

La musique participe activement à ces temps-là : At the driving, Kristin Hersh, 50 Foot Waves, Shannon Wright... Parce que c'est beau et bon...

Gathe est souvent avec moi à la cave. Elle regarde le dessin se faire, questionne parfois. S'exerce à la réalisation de quelques motifs : sublime. La musique un peu trop forte lui convient.

Aucun doute.

Je me dirige vers une étagère où je vais rarement : j'y prends un pot d'antirouille gris, un vernis jaune (d'où viennent-ils, depuis quand sont-ils là, pourquoi eux ?) et j’étale, écrase, absorbe. Le noir profond c'est de l'huile, noir de mars ; un bol à l'acrylique Lapis lazuli façon fête foraine ; des roses et des verts à l'huile viennent salir les jaunes et les gris.
Dans l'action je pense à Edgard Degas : « La peinture est un prolongement du dessin » (citation approximative). Autrement dit : la peinture intervient si le dessin n'est pas satisfaisant, par nécessité.

J'agis sans repentir : tout se place tranquillement et c'est sans relâche que je produis 50 dessins durant ce mois de février 2015.
50 planches, 50 pages, 50 papiers peints.

Je n'en connais pas la signification. Je vis mon présent avec satisfaction, je n'attends rien, chaque seconde est égale.

J'en déchire 3 ou 4 qu'il aurait fallu retaper : je ne retrouve pas le fil.

Je cherche un ordre interne, une continuité, tous deux également illusoires et inutiles.
Les choix de l'accrochage ce feront comme par hasard et in situ...
Punaises translucides.

Le vernissage eut lieu en compagnie de copains, d'inconnus et de Paul Rogers qui nous gratifia d'une improvisation magistrale de sa contrebasse à 7 cordes soutenue par les voix et les chahuts des enfants présents – à l'Austral, au Mans.


L'Austral - Le Mans - Papiers peints du Monde flottant - Détail


Paul Rogers Trio Whahay : 
http://freddymorezon.org/groupes/4-Whahay/Whahay.php




mercredi 1 avril 2015

Papiers peints du Monde flottant

Exposition à l'Austral (Restaurant - Le Mans)
Détails...





"Free music" doesn't mean "gratuit" but music for liberation...
Paul Rogers - (compositeur, contrebassiste...)

Le Monde flottant : ce qui est en mon pouvoir, ce que je peux prendre, toucher, sentir... le reste appartient à un domaine qui ne me regarde pas (celui des dieux ?)...

Chaque pièce est en vente au prix de 35 euros (Encre de Chine, antirouille, vernis, huile sur papier Bristol de format A3)