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jeudi 31 décembre 2015

...

Dans ce rêve inouï

On me mettait en terre
sans boite de bois
c'est ton corps qui était mon matelas
d'os tout propres
je me décharnais vite et
bientôt nos côtes, mon père, s'imbriquaient
maladroitement se coinçaient
pour un temps commun de nos distinctes métamorphoses

j'y mourais heureux











Plus qu'un souvenir au travers du fin filet
troué
émail craquelé
votre peau en autant d'
îlots de désirs neufs

Votre présence phréatique m'assaille
doucement
est-ce vous qui m'apporterez
le surplus de vie qui me manque

Corps sans corps par qui je fus transi
tremblant suffoquant asphyxiant
heureusement
cet automne







lundi 14 décembre 2015

Laissez-nous dormir


DrapeauGrisPax_Forêt.jpg














Laissez-nous dormir
dans l'ombre transparente de notre profonde ignorance
Ignorants de soi
ignorants des savoirs qui nous semblent
à vue de nez
des tortures inutiles


Au bord des précipices de calcaire
nos esprits s'envolent
plus loin encore – il nous semble –
que vos savants mirages
– correctifs que vous voudriez apporter à nos vertiges intimes qu'il ne vous sera pas possible d'entrevoir
Nous n'avons pas lu tous les livres et nos chairs se réjouissent

vendredi 11 décembre 2015

Black Flag




Accrochés à mes semelles
mes drapeaux noirs traînent
– haillons doux comme des mouchoirs

Mes rêves enfantins demeurent
des brasiers incultes
dans chacun de mes chagrins
– fertiles

La hampe de mes pinceaux
ne recherche pas vos verticales incommodes
je trace des bulles élastiques décoratives
– pauvres koï
où s'entrevoient quelques idéals simplistes
– reflets d'une nature mortellement belle

Longtemps j'ai cru à une maladie incurable
puis j'ai cessé de lutter contre
vos autorités
– alors même l'Hôtel des impôts
m'avait oublié

Chien aimant
bravant mon instinct de solitaire
vos familles et vos patries toujours
encore attentent à mon existence

mardi 17 novembre 2015

Mardi 17 novembre 2015

Ce dessin n'a pas été fait pour cette très mauvaise occasion...


Ce 16 novembre 2015 devait être une fête – préparée de longue date – que nous nous étions offerte, mon fils et moi.
24 heures à Paris (5 ou 6 ans sans voir Paris).
Marilyn Manson au Zénith.
Nuit chez des amis, retour au collège, riche de cette escapade royale.
Point final.
Aucun projet n'est irrévocable : le futur est incertain et l'espoir est une énergie vaine, l'expression d'une foi naïve en l'avenir, certes.
La force de ces décérébrés criminels se tient dans leur capacité à nous toucher dans notre intimité, au sein même de nos amours, de ce qui nous est le plus cher. Le savent-ils ?
Depuis combien de temps avions-nous les billets ?
Fait chier. Merde, connards.
Tous ces morts vont ensemencer mes rêves les plus doux.
Depuis le petit déjeuner de samedi matin mes yeux me brûlent, secs. Une nausée s’immisce.
Je vais dessiner, faire des meubles, peindre, écrire, jardiner et Être avec mon fils.


mardi 22 septembre 2015

Saint-Lumine-de-Clisson

L'exposition à toute berzingue à Saint-Lumine-de-Clisson (à 4 bornes de Clisson), au "Jardin partagé", en quelques images.

C'était le 20 septembre 2015, soleil adéquat, herbe verte à tomber, de petits coup de vent qui soulevaient les 80 toiles voluptueusement, doucement. J'en suis reparti tout requinqué.





https://www.flickr.com/photos/leliepvre-alain/

vendredi 4 septembre 2015

Exposition/installation à St.-Lumine

DIMANCHE 20 SEPTEMBRE 2015
10h – 17h

Le Jardin Partagé de l'Amicale Laïque 
de St.-Lumine-de-Clisson
présente une exposition
de

Alain Leliepvre
(peintures et autres objets)

Une rétrospective improbable et synthétique de 30 ans de production, à toute berzingue, volant au vent de l'Atlantique Nord.
Pinces et fils à linge en guise de cimaises, herbes folles et carrés de potager, haie d'arbres, 1000 m², des dessins, des peintures, des objets installés là-dedans pour s'émouvoir un peu plus d'être là.


vendredi 12 juin 2015

Romano - Cyrulnik "Au risque de psychiatriser la tristesse."

Libération Vendredi 12 juin 2015 Page 19 - Extraits

Boris Cyrulnik : Quand on est malheureux, on a surtout besoin d'être serré par quelqu'un qu'on aime, de régresser, de bénéficier d'une présence et de gestes tranquillisants. Ce n'est pas pas ç la psychiatrie de régler le deuil.

******

Hélène Romano : Les blessés psychiques ont avant tout besoin d'une vraie reconnaissance de ce qu'elles ont vécu. Pas de pitié, pas de charité. Et pas de mots déplacés. Quand vous dites à une mère qui ne sait pas si son enfant est mort dans un accident de bus : « Ça va aller, madame », vous niez l'horreur que vit la personne. Il y a aussi beaucoup d'intervenants qui « forcent » à parler. On ne doit pas obliger les gens à parler. Pas comme ça. Il y a aussi des tas de précautions à prendre pour ne pas majorer les risques de troubles. J'ai ainsi vu des gens regrouper les victimes d'un incendie face à l'immeuble encore en feu !

******

Hélène Romano : […] Le deuil n'est pas une maladie. Que les gens soient tristes, qu'ils pleurent, c'est tout à fait sain : ils manifestent une souffrance face à la perte.

******

Boris Cyrulnik : […] La psychiatrie est à la fois nécessaire et abusive. Encore une fois, le deuil et la souffrance font partie de la vie. Aujourd'hui, on voit des gens qui se font prescrire des médicaments à la mort de leur mère, et disent, six mois plus tard : « J'ai honte de ne pas avoir souffert de ce deuil ». De même que ce n'est pas à la psychiatrie de régler le problème de ces supposés « mauvais élèves » sur lesquels on se focalise aujourd'hui. On est en train d'en faire un problème médical. Pourquoi pas psychiatriser aussi le premier chagrin d'amour ?


Hélène Romano et Boris Cyrulnik
Je suis victime,
l'incroyable exploitation
du trauma
Ed. Philippe Duval
collection Science Psy.

http://www.liberation.fr/vous/2015/06/11/les-cellules-psy-sont-devenues-un-gadget-politique_1327744


mercredi 8 avril 2015

Le vilain petit canard -- Revue

Cher-es ami-es, lectrices, lecteurs, abonné-es présents ou futurs,

Oui, vous ne rêvez pas, vous avez devant les yeux la lumineuse couverture (dessinée par Catell Ronca) du numéro 4 du canard.
Numéro 4 qui vient juste de sortir, que Michel de l'imprimerie Ravin Bleu va nous livrer pas plus tard que demain et que nous confierons à la diligence de la poste mardi 7.

Les rares personnes qui l'ont lu disent que c'est notre meilleur, et c'est heureux que ce ne soit pas le pire : il fait quand même 64 pages (et coûte 6 €) !
Dont un conte de Muriel Bloch illustré par Mireille Vautier, des bandes dessinées dans lesquels des résistants ont rendez-vous avec l'Histoire, des chiens organisent des élections et des moines font vœu de silence. Ainsi qu'un long dossier (?!...Après Charlie) qui revient sur les questions de liberté d'expression, d'égalité, de religion, d'humour, de blasphème, de démocratie, d'islamophobie et d'antisémitisme. Dossier dont on espère qu'il sera utile et "distreizant", discuté dans les collèges, les lycées, les familles, les médiathèques, partout.
Au sommaire il y a encore : un proverbe chinois en forme de petit pantin à monter soi-même par la graveuse Marine Rivoal, le chaotique Typhon qui menace l'ordre établi chez les Grecs, un article sur la libération de Kobané par Anouk Colombani, trois dessins dont deux cartes postales par le fabuleux Stril, une lettre pas piquée des vers de l'inspecteur Berlut à son chef par l'enquêtrice Anne-Laure Marie, et le beau poème de Carl Norac illustré par Géraldine Alibeu, non pas sur une, mais deux pages, oui Monsieur, oui Madame !

Si vous n'êtes pas encore abonné-e, je crois qu'il ne vous reste plus qu'une chose à faire : le faire en ligne ou envoyer un petit (18€) chèque au Vilain petit canard, 27 rue saint Ambroise, 75011 Paris. C'est quand même un an de bonheur pour l'équivalent de deux paquets de cigarettes ou d'une barbe à papa miniature à Disneyland, et c'est 600 fois moins cher qu'un abonnement à des journaux 700 fois moins bien.
On dit ça, on dit rien, comme les moines (voir page 38 du canard).
Mais si, si, disons-le : on rêve que vous vous abonniez, que vous abonniez vos proches ! Parce que pour l'instant, d'ailleurs c'est écrit dans la rubrique philosophique page 31, la situation (financière) est mauvaise. Très mauvaise. Voir ci-dessous !

En espérant pour vous des bonnes choses par milliers, et pour nous de nouveaux abonnements par centaines (dans un premier temps), on vous envoie des besitos inquantifiables, inqualifiables et démesurés.

A bientôt !
Le Vilain petit canard

vendredi 3 avril 2015

Papiers peints du Monde Flottant

Février 2015

Des amis m'ont offert, en période de Noël, deux blocs de papiers. L'un est de format A3, c'est du Bristol ; l'autre est du papier plus texturé, d'un format légèrement plus petit. Les deux sont blancs, massicotés, angles droits impeccables, reliés à la colle.

Je les range à l'atelier, parmi mes supports de récupération, à la géométrie plus flottante, aux surfaces accidentées. Ces supports-là sont aussi en attente. Un faisceau de circonstances favorables que seule l'intuition appréhende me font choisir tel ou tel support/objet qui me semble alors tout à fait nécessaire : la réflexion est minimale, fugace, les gestes sûrs, l'examen sensible.


Assis à quelques 50 ou 100 centimètres d'un petit plateau de théâtre éphémère – une caisse retournée sur une chaise d'école – , j'y pose mes objets sortis des caisses « cailloux, plantes, crapauds, grenouilles, os... », règle la lumière : tout va de soi, impeccablement. Le hasard propose un jeux collaboratif.
Feutres à encre de Chine ou pinceaux, je dessine sans pause, jusqu'à ce qu'un sentiment d'épuisement et de satiété s'installe.

La musique participe activement à ces temps-là : At the driving, Kristin Hersh, 50 Foot Waves, Shannon Wright... Parce que c'est beau et bon...

Gathe est souvent avec moi à la cave. Elle regarde le dessin se faire, questionne parfois. S'exerce à la réalisation de quelques motifs : sublime. La musique un peu trop forte lui convient.

Aucun doute.

Je me dirige vers une étagère où je vais rarement : j'y prends un pot d'antirouille gris, un vernis jaune (d'où viennent-ils, depuis quand sont-ils là, pourquoi eux ?) et j’étale, écrase, absorbe. Le noir profond c'est de l'huile, noir de mars ; un bol à l'acrylique Lapis lazuli façon fête foraine ; des roses et des verts à l'huile viennent salir les jaunes et les gris.
Dans l'action je pense à Edgard Degas : « La peinture est un prolongement du dessin » (citation approximative). Autrement dit : la peinture intervient si le dessin n'est pas satisfaisant, par nécessité.

J'agis sans repentir : tout se place tranquillement et c'est sans relâche que je produis 50 dessins durant ce mois de février 2015.
50 planches, 50 pages, 50 papiers peints.

Je n'en connais pas la signification. Je vis mon présent avec satisfaction, je n'attends rien, chaque seconde est égale.

J'en déchire 3 ou 4 qu'il aurait fallu retaper : je ne retrouve pas le fil.

Je cherche un ordre interne, une continuité, tous deux également illusoires et inutiles.
Les choix de l'accrochage ce feront comme par hasard et in situ...
Punaises translucides.

Le vernissage eut lieu en compagnie de copains, d'inconnus et de Paul Rogers qui nous gratifia d'une improvisation magistrale de sa contrebasse à 7 cordes soutenue par les voix et les chahuts des enfants présents – à l'Austral, au Mans.


L'Austral - Le Mans - Papiers peints du Monde flottant - Détail


Paul Rogers Trio Whahay : 
http://freddymorezon.org/groupes/4-Whahay/Whahay.php




mercredi 1 avril 2015

Papiers peints du Monde flottant

Exposition à l'Austral (Restaurant - Le Mans)
Détails...





"Free music" doesn't mean "gratuit" but music for liberation...
Paul Rogers - (compositeur, contrebassiste...)

Le Monde flottant : ce qui est en mon pouvoir, ce que je peux prendre, toucher, sentir... le reste appartient à un domaine qui ne me regarde pas (celui des dieux ?)...

Chaque pièce est en vente au prix de 35 euros (Encre de Chine, antirouille, vernis, huile sur papier Bristol de format A3)

mardi 3 février 2015

Tendance suicidaire

Le dernier qui s'est suicidé m'a fait l'effet d'une chasse-d'eau.
J'ai chassé des illusions indécentes.
Une purge.
Le suicide, une purge ?
(Comme il m'a cassé les couilles celui-là qui s'est suicidé, avec tellement d'acharnement.)
Celui-là, oui, il nettoie, simplifie, un gros jet d'urine sur l'histoire de l'art, un soufflet sur mon âme.
Ce n'est pas le vide, le néant n'existe pas. On peut toujours regarder les étoiles et rêver de l'infini. L'infini est un concept rassurant, comme toute illusion.
Regarder les étoiles sans rêver.
Pas d'éternité, pas d'infini.
Mon cul sur la chaise, trois étages plus haut des lombaires douloureuses.
Pas de spectateur potentiel. Personne. Moi.
J'embrasse des peaux claires et douces d'enfants. On dit qu'on s'aime.
Plus tard, je te ferai voir – non pas mon cul – mon intérieur en clair obscur.
La nuit était encore noire, la mer cognait les galets, avant de se fracasser sur la jetée de béton et de ferraille, redescendait roulant les pierres comme des percussions douces, primitives, perceptibles derrière le brouhaha de l'eau.
Je ressortais quelques heures plus tard de cette brutalité de nature, joyeux et désirant.
Je me désirais divers.
Les lueurs du soleil, derrière l'horizon, s'étirent longuement avant l'apparition du jour.
Je fumais un cigare, ne remerciant rien ni personne.
Nos corps mourant sans cesse et ce sourire que demain j'aurai, je le connais déjà.
Je ne sais rien sinon nos têtes de mort.

Eloge du dessin



Elle avait les yeux rougis lorsqu'elle lista les noms des morts.
Nous sommes montés à la cuisine.
Dimanche, je pleure un peu dans les rues désertes.
Collés sur la vitrine de la quincaillerie des portraits de dessinateurs, pixelisés, muets.
Gueule de bois.
Tout est absorbé.
Le chagrin s'estompe.

Je devais avoir 8 ans lorsque ma mère s'est inquiétée de mon obsession pour le dessin.
Elle demanda au médecin de famille s'il fallait me laisser faire ainsi.
Si le médecin était allé dans le sens de l'inquiétude de ma mère, si ma mère m'avait interdit de dessiner je serai probablement aujourd'hui un terroriste et peu m'importerait alors la cible (moi-même, etc.)

Tout rentre (toujours) dans (un) l'ordre.

vendredi 9 janvier 2015

Autoportrait sans miroir (peinture) et notes éparpillées



Peinture écrasée
absorbée
pressée

Impression
pochoir
monotype

Je n'ai pas les moyens de me payer « une palette » (Oh, tu n'as pas de palette???), « une gamme » :
je récupère les matériaux, la peinture, je vais chez les soldeurs et fouille les poubelles.
Quoi qu'il en soit, j'approche toujours au plus près de moi. Moi dans cet espace pictural en train de se faire. L'éclectisme des moyens (les choix réduits) n'est pas un obstacle.
Ce sont les infinis variations des possibles.

Il n'y a pas de références explicites, ni à la mythologie, ni à aucun jalon des histoires de l'art parce qu'il n'y a pas de spectateurs supposés. La référence c'est moi. Le spectateur, s'il y en un jour, aura ses propres références : lui.

Travailler la matière : seule réalité tangible, sûre (athéisme)
Travailler avec la matière

Les reliefs de l'huître sauvage pied-de-cheval (mer de la Manche) que propose la peinture sont très différents de ceux que l'huître elle-même propose.

L'arbitraire et l'autonomie de la peinture quant à la représentation mimétique : la peinture prend le dessus.

C'est ma vie intérieure qui se matérialise là (pensée enfin non verbale, silencieuse)

De l'importance de la toile peinte
Présence physique pesante
Le poids de l'objet transformé par la peinture

Être toujours dans la matière picturale : c'est d'elle que jaillissent les émotions
Matière picturale : informations que je peux lire

La matière inclut les émotions qui, à leurs tour, dans un mouvement d’oscillation brute (jeu dialectique), me ramènent à la matière/matrice

Valéry, Bachelard, Camus, Artaud : tout est bien

La peinture comme vérification (différentes hypothèses doivent être mises à l'épreuve de l'expérience) – vérifier (la justesse) de l'intuition (dans l'espace de la peinture)

Albert Camus : philosophe sensible : artiste

Un centimètre carré de certaines œuvres d'art suffit à vibrer, à s’émanciper – ce un centimètre carré (cube) contient l'ensemble – comme si l'artiste appliqué s'était ruiné à faire en sorte que...

Ma peinture est musicale
structure musicale
mouvement
matière
(rapport au) temps
Timbre/acoustique/espace
Mon corps et l’œuvre

Le suicide de X me fait l'effet d'une purge.

L'absurdité d'être là et l'émerveillement

Art funéraire joyeux/lumineux

50 Foot Wave
La musique de Kristin Hersh (en l’occurrence de l'une de ses formations : 50 Foot Wave) a été ma seule compagnie durant ces séances de travail. Elle a était un formidable cadre créatif. Le titre inscrit sur le support même de la peinture fut une évidence : le temps passé là (temps présent de la peinture qui se fait). Un hommage involontaire, réel.


Ecorchés (peinture) et notes éparpillées



Huîtres sauvages
Wild Oysters
Pieds de cheval

Le hasard échappe à la volonté
La volonté comme outrecuidance
Insulte au cosmos

Je veux : rien
Si cela était...

Foutre le modèle grec à la poubelle
Et son corollaire : la Renaissance

« Elle dirige avec une si petite baguette qu'on dirait un cure-dent » (France Musique – 28 février 2014 à 15h45)

La perfection m'agresse, me rend malade – nausée

Ultra démocrate : populiste

Il faudrait que je me repère dans les pétales de la pivoine – complexe

La pensée matérielle
La pensée minérale

Freejazzard

Aux vernissages presque tous portent la queue-de-pie : les sourires, les conversations, les mauvais vins

Je bois une bière et fume un clope en pensant au pote qui m'a laissé une bière et un clope

Huîtres sauvages (Peinture) et notes éparpillées



I'M LIVING IN A BOX

Boite : buis : buxus : pyxis-idis : petite boite

Box (boxwood) : buis

Boxy : en forme de boite, qui ressemble à une boite ; [car] en forme de caisse à savon

Box in : encastrer – to feel boxed in : se sentir à l'étroit, confiné

Boite crânienne

A box in my head

Une boite dans ma tête

Je vis dans une boite

Black box / boite noire

Coquillage, bogue, écorce, peau, grotte

Velvet Underground

Boite de velours

Noisette

Main

Bouche, orbite, oreille

Sexe, vagin, utérus

Anus

Gant (de velours, de fer...)

Vêtement, blouse

Étuis de peau

Matrice, cave, atelier

Bouteille

Contenant/contenu

Boite vide/pleine

Bernard-l'hermite

Nid, coucou

Chapelle, église, temple

Tabernacle (latin tabernaculum, tente, diminutif de taberna, cabane)
  • Sanctuaire itinérant, centre du culte des Hébreux avant la construction du Temple de Salomon, demeure de l'Arche d'alliance où étaient déposées les Tables de la loi.
  • Petite armoire, fixée au milieu de l'autel ou dans un autre endroit d'une église, destinée à recevoir le ciboire contenant la réserve eucharistique.
  • Espace libre, maçonné, qu'on ménage autour d'un robinet enterré, afin de pouvoir le manœuvrer. (Dictionnaire de français Larousse en ligne)



Tabernacle : n.m. est emprunté au latin tabernaculum « tente », utilisé dans la langue des augures et passé dans celle de l’Église chrétienne. Le mot est le diminutif de taberna qui a dû désigner une habitation en générale mais apparaît spécialisé au sens de « boutique » et spécialement de « cabaret » (voir taverne).

Tente des Juifs de l'Antiquité – Fête des tabernacles (1170) « solennité des Hébreux célébrée sous des tentes », en mémoire du campement dans le désert.

Au Québec, le mot, parfois déformé en tabernac' ou suffixé en tabernouche, sert de juron (« sacre ») familier et courant (comme hostie, ciboire, etc.)

(Robert - Dictionnaire historique de la langue française)


Tabatière :
  • Petite boîte pour le tabac à priser.
  • Châssis vitré ouvrant qui a la même inclinaison que le versant de toit sur lequel on l'adapte.
  • Accessoire de fermeture d'un sac, avec ou sans clé, en forme de boîtier.
  • Fossette limitée par les deux tendons extenseurs du pouce (court et long extenseur) lorsque ces muscles se contractent et que le pouce est en extension.
(Dictionnaire de français Larousse en ligne)



Livre : écorce, - liber : où circule la sève
A Book is a Box



Chambre, caméra
Box camera : appareil photographique rudimentaire
Chambre noire/camera oscura (obscura)
Chambre : n.f., d'abord cambra, cambre (1050) puis chambre (XIIe s.), est issu du latin camera - grec kamara, mot technique d'origine obscure : divers objets couverts par une voûte (tombe, bateau, voiture ouverte). Le mot latin signifie surtout à basse époque « pièce (notamment pour dormir) » et au moyen-âge (1191) « endroit où l'on juge ».
Musique de chambre (1855), d'abord musique de la chambre (1690) « du petit coucher du roi ».

Théâtre :

Cage :

Hermite :
(Vie érémitique)

Anachorète :

Main
Le creux de la main
Le pouce préhenseur
Tout mon être dans dans main
Le creux de l'épaule
« Les temples Bouddhistes sont des tombes. » H. Focillon
Tombe
Cercueil
Crâne
Boîte crânienne
Boîte à Musique, danseuse miniature tournant laborieusement, ralentissant ses saccades en même temps que la musique s’éteint.
Orbite oculaire : le monde entier dedans.
Dans ma cage thoracique
Souffle, maison de vent